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Mal-être au travail : Pourquoi notre cerveau préfère rester dans une situation qui nous rend malheureux ?

3 sept.
7 min de lecture

mal-être au travail

« Je sais que cette situation ne me convient plus. Mais je n’arrive pas à en sortir. »

Cette phrase, nous l’entendons régulièrement chez les managers que nous accompagnons.

Ils ont réussi. Ils ont construit leur carrière, obtenu des responsabilités, parfois un statut envié et une situation financière confortable. Et pourtant, quelque chose ne va plus.

Les journées sont trop longues. La pression est devenue permanente. Le travail prend toute la place. La motivation s’érode. Le sentiment d’être enfermé dans une vie qui ne leur ressemble plus s’installe progressivement.

Ils savent qu’un changement serait nécessaire, mais au moment d’agir, une multitude de questions apparaissent :

« Et si je me trompe ? » « Et si je regrette ? » « Qu'est-ce que je pourrais faire d'autre ? » « Je ne peux quand même pas abandonner tout ce que j'ai construit. » « Et si je perdais ma sécurité ? »

Alors ils restent.

Pas parce qu’ils aiment souffrir, pas parce qu’ils manquent de courage, pas nécessairement parce qu’ils n’ont pas envie de changer.

Tout simplement parce que notre cerveau n’aime pas beaucoup l’incertitude.


Pourquoi notre cerveau s'adapte-t-il au mal-être au travail ?

Il préfère le connu… même lorsqu’il ne nous rend pas heureux.

Notre cerveau a notamment pour fonction de nous permettre de nous adapter à notre environnement et de prendre des décisions rapidement. Pour cela, il s’appuie largement sur ce qu’il connaît déjà.

Une situation familière est plus prévisible. Nous savons comment elle fonctionne, ce que l’on attend de nous, quelles seront les conséquences de nos actions.

Même lorsque cette situation est inconfortable et génère un mal-être au travail, elle possède un avantage considérable :

nous savons à quoi nous attendre.

À l’inverse, changer signifie entrer dans une zone où nous ne maîtrisons plus tout.

Changer de poste, changer d’entreprise, demander une évolution, se reconvertir, créer son activité, prendre davantage de temps pour soi : À chaque fois, une part d’inconnu apparaît et notre cerveau a tendance à privilégier ce qu’il connaît déjà.

C’est ce que l’on appelle notamment le biais du statu quo : nous avons tendance à préférer maintenir une situation existante plutôt que prendre le risque d'une situation nouvelle même lorsque cette situation existante ne nous satisfait plus.

C’est un peu comme rester sur un chemin que l’on connaît parfaitement alors que l’on sait qu’il ne nous mène plus là où nous voulons aller.

« Au moins, je sais où je mets les pieds »

C’est souvent ce qui se cache derrière certaines phrases.

« Mon travail ne me plaît plus, mais j’ai quand même une bonne situation. »

« Mon manager me met énormément de pression, mais je sais comment fonctionne l’entreprise. »

« Je rentre tard tous les soirs, mais c’est temporaire. »

« Je pourrais chercher ailleurs… mais qu’est-ce que je vais trouver ? »

« Je ne suis plus heureux, mais je ne sais pas ce que je voudrais faire à la place. »

Ces raisonnements ne sont pas absurdes.

Ils correspondent à une véritable difficulté : nous connaissons parfaitement ce que nous risquons de perdre, mais beaucoup moins ce que nous pourrions gagner.

Et notre cerveau a tendance à accorder davantage de poids à une perte potentielle qu’à un bénéfice hypothétique.


Plus nous avons construit, plus changer peut sembler difficile

Le paradoxe est particulièrement fort chez les managers et les cadres qui ont déjà beaucoup construit. Ils ont parfois passé dix, quinze ou vingt ans à développer leur expertise. Ils ont accepté des responsabilités. Ils ont progressé, obtenu une reconnaissance professionnelle.

Ils ont parfois fait des choix familiaux ou financiers en fonction de leur carrière.

Alors, lorsqu’une envie de changement apparaît, elle peut être vécue comme une remise en question de tout ce parcours.

« J’ai fait tout ça pour quoi si maintenant je veux changer ? »

C’est une question que l’on rencontre souvent.

Pourtant, changer de direction ne signifie pas nécessairement que les années précédentes étaient une erreur. Une expérience professionnelle peut avoir eu du sens pendant dix ans et ne plus correspondre à nos besoins aujourd’hui.


Nous évoluons. Nos priorités aussi.

Ce qui nous convenait à 30 ans peut ne plus nous convenir à 40 ou 50 ans et ce n’est pas un échec, c’est une évolution.

Le coût du changement est visible. Le coût de rester l’est beaucoup moins.

Lorsque nous réfléchissons à changer, nous voyons immédiatement les risques :

Perdre en salaire, en statut. Décevoir son entourage. Faire un mauvais choix. Devoir recommencer. Ne pas retrouver un poste équivalent.

En revanche, le coût de rester est souvent beaucoup plus difficile à mesurer.

Il s’installe progressivement. C’est la fatigue qui devient chronique, le dimanche soir qui devient difficile, les soirées passées à répondre aux mails, l'impression de ne jamais vraiment décrocher, l'irritabilité avec les proches, la sensation de ne plus avoir de temps pour soi, la perte progressive de motivation.

Et parfois cette question qui revient :

« Est-ce vraiment la vie que j’ai envie de mener ? »

Le problème, c’est que ces coûts sont souvent diffus.

Il n’y a pas forcément un événement suffisamment spectaculaire pour provoquer une rupture.

Alors on continue, encore un mois, puis six, puis un an.

« Après ce projet, ça ira mieux… »

C’est une autre façon dont notre cerveau nous aide à maintenir le statu quo.

Nous trouvons des explications qui rendent la situation actuelle acceptable.

« C’est une période difficile. »

« Après cette réorganisation, ça devrait aller mieux. »

« Il faut juste que je tienne encore quelques mois. »

« Quand les enfants seront plus grands, je pourrai réfléchir. »

« Je vais d’abord attendre d’avoir une meilleure opportunité. »

Encore une fois, ces phrases peuvent être parfaitement légitimes.

Le problème apparaît lorsqu’elles se répètent pendant des années sans qu’aucun changement ne soit réellement engagé.

Nous pouvons alors finir par nous adapter à une situation qui ne nous convient plus, plutôt que chercher à la faire évoluer. Et cette adaptation peut donner l’illusion que nous n’avons pas le choix.


Le vrai piège : confondre « je ne sais pas quoi faire » avec « je ne peux rien faire »

C’est probablement l’un des points les plus importants.

Quand une personne nous dit : « Je veux changer, mais je ne sais pas quoi faire. »

Il n’est pas forcément pertinent de commencer immédiatement par chercher un nouveau métier ou un nouveau poste.

Car la question est parfois prématurée.

Avant de savoir où aller, il faut parfois comprendre ce qui ne convient plus.

Est-ce le métier ? L’entreprise ? Le niveau de responsabilité ? Le rythme ? Le manque d'autonomie ? Le management ? Les valeurs de l’organisation ? La place prise par le travail dans la vie personnelle ? Ou simplement un besoin de retrouver davantage de sens, de liberté ou de cohérence ?

Tant que ces éléments restent flous, chaque changement peut sembler risqué.

À l'inverse, lorsque l'on comprend précisément ce que l'on cherche à préserver, à quitter et à construire, les possibilités commencent à apparaître.


Et si la première étape n’était pas de changer… mais de retrouver sa capacité à choisir ?

C’est là que l’accompagnement peut avoir un véritable intérêt.

L’objectif n’est pas de pousser quelqu’un à démissionner.

Ce n’est pas non plus de lui dire quelle décision prendre.

Le rôle du coaching est d’aider la personne à retrouver suffisamment de recul pour pouvoir décider par elle-même.

Cela commence souvent par une pause: sortir du mode « je subis / je tiens / j’avance », observer ce qui se passe, identifier ses besoins, ses valeurs, ses limites, ses sources d’énergie et de fatigue. Il s'agit de comprendre les mécanismes qui nous maintiennent dans certaines situations puis de distinguer deux questions qui sont souvent mélangées :

Qu’est-ce que je veux quitter ?

et

Qu’est-ce que je veux construire ?

La nuance est essentielle.

Car vouloir simplement « ne plus être dans cette situation » ne donne pas encore une direction.

Retrouver une marge de manœuvre

Changer ne signifie pas nécessairement tout bouleverser du jour au lendemain.

Cela peut commencer par une limite posée, une conversation avec son manager, une nouvelle organisation de son travail, un projet que l’on remet au centre, une réflexion sur son évolution professionnelle, une formation, un bilan de compétences, ou, parfois, une véritable reconversion.

L’essentiel est de sortir progressivement du sentiment d’enfermement.

Parce que retrouver du choix est déjà un changement.

Et lorsque l’on recommence à percevoir plusieurs possibilités, la situation peut évoluer très différemment.

Vous n’avez peut-être pas besoin de tout plaquer

Lorsque l’on est épuisé ou profondément insatisfait de sa vie professionnelle, la tentation peut être de chercher une solution radicale. « Il faut que je parte. »

Mais il existe souvent un espace entre tout accepter et tout quitter.

C’est précisément dans cet espace que peut se construire une évolution durable.

Chez Galliléo-Coaching, c’est ce que nous cherchons à favoriser avec Révél’Action.

Un accompagnement destiné aux personnes qui ont réussi professionnellement mais qui ne veulent plus continuer à avancer au prix de leur équilibre personnel.

L’objectif n’est pas de leur dire quoi faire.

Il s’agit de les aider à se reconnecter à eux-mêmes, retrouver de l’énergie, poser leurs limites et construire une évolution professionnelle qui leur ressemble davantage.

Parce que parfois, le véritable changement ne commence pas par une démission.

Il commence par une prise de conscience :

« Je peux arrêter de subir. Je peux recommencer à choisir. »

Et si votre cerveau cherche naturellement à vous protéger du changement, vous pouvez, vous aussi, apprendre à ne plus laisser la peur de l’inconnu décider à votre place.

Votre avenir professionnel mérite peut-être mieux qu’une décision prise uniquement pour rester dans votre zone de confort.

 

Vous avez envie de changement, mais vous ne savez pas encore lequel ?

Et si le premier changement était simplement de vous autoriser à réfléchir à ce que vous voulez vraiment ?

 

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 PROPOSÉ PAR GALLILÉO COACHING 

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