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Tout commence par une fin – 2

Mis à jour : 28 mars 2020

« La vérité d'hier est morte, celle de demain est encore à bâtir. Aucune synthèse valable n'est entrevue, et chacun d'entre nous ne détient qu'une parcelle de vérité. Lettre à un otage, Antoine de Saint-Exupéry



Nous sommes désormais confinés depuis le 16 mars. Cette période peut être vécue comme la phase de prise de conscience que notre mode de vie passé a cessé d’exister, et, en même temps, nous n’avons pas encore pu construire une réelle projection sur l’avenir.


Privés de nos repères, face à l’incertitude, nous sommes désorientés. Nous le lisons un peu partout dans les médias, les réseaux sociaux, nous l’entendons dans nos conversations : nous pouvons être submergés par l’émotion et notamment par la peur, la peur de ce qui va venir, la peur de l’inconnu, la peur du vide, de la mort même, la peur des conséquences psychologiques, économiques et sociales de l’après.


On peut assimiler la situation que nous vivons à un deuil tel que le décrit Elisabeth Kubler-Ross. Ce processus, cette courbe de deuil qui amène au changement débute par la sidération et le déni : une attitude de refus de prendre en compte une partie de la réalité, vécue comme inacceptable. Pour beaucoup d’entre nous, cela a été notre réaction quand nous avons appris qu’un virus, nommé coronavirus ou covid-19, se propageait en Chine en contaminant de façon vertigineuse toute une population.

« Oui, mais c’est en Chine, cela n’arrivera pas jusqu’à chez nous. »


Nous l’avons vu au début du confinement : bon nombre d’entre nous faisait fi des nouvelles règles et se promenait qui sur les quais de la Seine à Paris, qui sur la promenade des Anglais à Nice ou encore sur les plages de notre littoral. « Oui mais j’ai besoin de prendre l’air et je ne suis pas malade moi ! »


Pourquoi de telles réactions ? Elles peuvent justement provenir de la peur des conséquences de l’événement, imprévisibles, paraissant insurmontables et pour lesquelles nous éprouvons un sentiment d’impuissance. C’est une phase de résistance psychique engendrant un état de fatigue émotionnelle, mais aussi pouvant laisser naître des conflits avec les personnes qui ne partagent pas notre point de vue et qui semblent accepter la réalité telle qu’elle est.

« Oui la Chine est peut-être un pays lointain mais le risque de propagation existe. Prenons donc dès à présent les mesures de protection prises par les Chinois. »


A ce moment-là, certains d’entre nous se sont repliés sur eux-mêmes : « Ils sont tous flippés, c’est n’importe quoi ; je les laisse à leur délire et je continue ma vie comme je l’entends » d’autres ont eu besoin de lutter pour faire admettre leur point de vue : « Vous êtes tous flippés, il faut vous détendre et arrêtez de m’angoisser pour rien ! ».

La colère est une réaction à l’angoisse vécue et aux émotions désagréables ressenties.

Mais pas de panique ! Rassurons-nous collectivement : même si cette colère peut nous tirer vers le fond, peut-être faut-il toucher le fond pour pouvoir rebondir vers le haut ?

Quoiqu’il en soit, donnons la permission de nous poser quelques instants sur ce que nous éprouvons ici et maintenant.


Questionnons-nous : Quels besoins pouvons-nous associer aux émotions que nous éprouvons ?

Autorisons-nous à être un peu perdus, … pour pouvoir ensuite explorer d’autres options.

C’est ce que nous allons voir dans notre prochain article.

Nous vous invitons à réagir et échanger avec nous …


« Préparer l'avenir ce n'est que fonder le présent. […] Il n'est jamais que du présent à mettre en ordre. À quoi bon discuter cet héritage. L'avenir, tu n'as point à le prévoir mais à le permettre. » Citadelle, Antoine de Saint-Exupéry

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